Make your own free website on Tripod.com

Page précédente

LES TECHNIQUES ÉTUDIÉES :

Notre objectif, au travers ces pages, n’est certes pas de décrire dans les détails toutes les techniques étudiées en Aïki-Karaté-Do. Nous allons donner un bref aperçu de la pratique de cette discipline. L’idée maîtresse est l’harmonie. Les pratiquants doivent travailler en fonction les uns des autres. Contrairement aux disciplines qui veulent que les pratiquants entrent d’une façon ou d’une autre en compétition, en Aïki-Karaté-Do, le combat deviendra de plus en plus dur, rapide et puissant dans la mesure où le partenaire sera capable de suivre le rythme.

Les attaques :

Inspirées du Karaté-Do Shotokaï, les attaques sont très amples, toujours menées à leur terme. En aucun cas elles ne pourront être bloquées. Cela suppose bien entendu que les pratiquants devront développer un sens aigu de l’esquive. Cela impose aussi que l’attaque sera toujours fonction du pratiquant qui la subira.

Que l’on donne un coup de poing, ou un coup de pied, l’idée est d’aller le plus loin possible avec son attaque avec la volonté de " traverser " son partenaire.

 

Les défenses :

L’idée de la parade est assez différente de celle qui se fait couramment. Souvent, les pratiquants sont amenés à devoir bloquer d’un membre une attaque de bras ou de jambe. Mais si l’attaque se veut puissante et fulgurante, il sera illusoire d’espérer l’arrêter. Surtout si on demande à un enfant de stopper net une technique de jambe "explosive" exécutée par un adulte. Or un des principes de base est que l’autre est plus fort physiquement que soi.

Les débutants devront donc bannir tout mauvais réflexe les incitants à vouloir se protéger en bloquant une offensive. Il faudra au contraire s’ouvrir à l’intention d’attaquer de l’autre afin d'être à temps pour, non pas la bloquer, mais bien, tout en esquivant, dévier très peu la trajectoire de l’attaque à l’aide d’un mouvement d’absorption.

Les projections :

Encore une fois, contrairement à beaucoup d’écoles d’arts martiaux, les projections en Aïki-Karaté-Do seront fonctions du partenaire qui attaque. Ce n’est pas Uké (celui qui projette) qui décide de toutes ses forces d’amener Tori (celui qui attaque) au sol.

 

En fait, la projection sera d’autant plus fulgurante que l’attaque le sera. L’amenée au sol n’est pas une décision consciente de Uké, elle est la suite logique d’une attaque qui s’engouffre dans un vide créé par Uké lors de son esquive.

 

Pour cette raison, c’est un nombre restreint de techniques de projection ou d’amenées au sol qui seront étudiées. Seules seront vues les techniques qui ne vont pas contre l’attaque elle-même. Dans cette optique, les clés et les immobilisations seront à proscrire de la pratique de l’Aïki-Karaté-Do. Dans le même esprit, les chutes ne seront que rarement sèches et atténuées par un brise-chute, elles se feront préférablement tout en harmonie de façon roulée pour permettre à celui qui chute de se relever sans trop de peine.

 

Les katas :

La codification de certains exercices à deux, appelés katas, n’a d’autre but que d’amener petit à petit les pratiquants dans une situation de combat libre. Celui-ci étant très difficile à exécuter sans qu’il y ait de mauvais coups, on commencera donc par étudier sous forme de katas les différentes possibilités contextuelles du combat libre.

Tous les katas se feront donc au moins à deux (des katas à cinq peuvent être étudiés) et strictement en harmonie.

A force de pratique, les pratiquants se détacheront peu à peu de l’aspect formel et intellectuel des katas (ceux-ci pouvant parfois être complexes lorsqu’ils nécessitent beaucoup de pratiquants) pour parvenir à une certaine spontanéité lors d’assauts libres.

 

 

Les assauts libres :

Ceux-ci aussi seront, pour les débutants, codifiés et conventionnels. L’idée maîtresse en Aïki-Karaté-Do (comme en Karaté-Do Shotokaï) est qu’un assaut (une attaque) ne peut pas être réellement sincère si celui qui attaque sait bien qu’il va être projeté. Donc il lui sera demandé d’attaquer plusieurs fois, de façon continue, parfois jusqu’à épuisement, pour être à un moment donné, quand la crainte de la projection lui sera passée, amené souplement au sol.

Pour les pratiquants plus avancés, ces attaques successives de la part de Tori seront esquivées de différentes façon, même en leurs tournant le dos.

Plusieurs Tori pourront même attaquer le même Uké, qui devra alors sentir de quel côté il convient le mieux d’aller. Le combat libre sera ainsi peu à peu approché tout en conservant grâce aux katas la capacité de travailler en harmonie avec l’(es) attaquant(s). (Voir photo ci-dessous)

 

 

Page suivante